Quelle couleur va à l’extérieur, le rouge ou le vert ? Pose la question dans une école maternelle hongroise la semaine avant le 23 octobre, et chaque enfant te répondra avec aplomb, mais pas tous la même chose. Cette petite dispute est un bon point de départ pour ces coloriages de la fête nationale hongroise : une cocarde à colorier, découper et épingler, un drapeau, le Parlement, et quelques pages pour les derniers jours d’école avant les vacances d’automne.
Pourquoi le 23 octobre est-il un jour férié ?
Cette année, il tombe un vendredi, et c’est un jour férié. Pour les écoles, c’est aussi le premier jour des vacances d’automne, qui durent jusqu’au dimanche 1er novembre. Le dernier jour de classe est donc le jeudi 22 octobre (Pénzcentrum). C’est ce jeudi-là que la plupart des maternelles et des petites classes font leur propre petite commémoration.
La version pour un enfant de cinq ans est courte. Le 23 octobre 1956, des étudiants ont défilé dans Budapest pour demander du changement. Tant de gens les ont rejoints que des centaines de milliers de personnes se sont retrouvées devant le Parlement. À la même date, en 1989, la République de Hongrie a été proclamée depuis ce bâtiment, et depuis 1991, ce jour est fête nationale par la loi (Gouvernement hongrois, Journée du souvenir). À cet âge, ça suffit. Les plus grands poseront d’autres questions, et elles valent la peine qu’on y réponde à table.
Deux pages racontent cette histoire sans les passages durs : le drapeau sur son mât, et le Parlement au bord du Danube, avec un bateau qui passe.
Le drapeau a trois bandes toutes simples et beaucoup de ciel, un enfant de trois ans peut le finir. Le Parlement a plein de flèches et de fenêtres : donne-le à un écolier, avec des crayons bien taillés et un après-midi devant lui.
Quelle couleur va à l’extérieur ?
La cocarde, kokárda en hongrois, est une rosette aux couleurs nationales. On raconte aux enfants que Júlia Szendrey a fait la première, en rouge, blanc et vert (Eduline), et l’a épinglée sur son mari, le poète Sándor Petőfi (Infostart).
La plupart des cocardes que tu vois aujourd’hui ont le vert au centre et le rouge sur la couronne extérieure. Selon une théorie, c’est à l’envers : une rosette se lit du centre vers l’extérieur, donc avec le vert au milieu, on obtient vert, blanc, rouge, soit le drapeau italien (Eduline). L’ethnographe Zsuzsanna Tátrai le dit sans détour : le vert va dehors, le rouge dedans (Infostart). Aucune loi ne tranche.

Alors laisse ton enfant choisir, et demande-lui pourquoi. Un enfant qui colorie la couronne extérieure en vert parce qu’« on lit depuis le milieu » a compris quelque chose auquel la plupart des adultes ne pensent jamais.
En Hongrie, la cocarde en papier est un bricolage classique de maternelle, en papier de couleur ou à partir d’une feuille imprimée que les enfants colorient eux-mêmes (Lurkóvilág). Voici la version imprimée, compte une vingtaine de minutes :
- 1Colorie les trois couronnes en appuyant bien, pour qu’on voie le rouge, le blanc et le vert depuis l’autre bout de la pièce. La couronne blanche peut rester du blanc du papier.
- 2Découpe le long du bord extérieur. Les petits découpent la grande courbe, toi les passages serrés.
- 3Colle la cocarde sur un rond de carton fin, par exemple le dos d’une boîte de céréales, pour qu’elle reste bien à plat sur le manteau.
- 4Fixe une épingle à nourrice au dos avec du ruban adhésif. C’est toi qui l’épingles, et toi qui l’enlèves avant que le manteau passe à la machine.
Avant cinq ans, l’épingle, c’est ton travail. Pour les plus petits, une boucle de ruban adhésif ou une bande d’adhésif double face tient aussi bien le papier sur un pull pendant une matinée.
Que colorier d’autre la dernière semaine avant les vacances ?
Pour la classe qui finit plus tôt, ou pour le petit frère qui veut aussi sa feuille, en voici deux de plus. Sur l’une, trois enfants attendent dans la cour de l’école avec leurs petits drapeaux et leurs cocardes, et les feuilles tombent déjà. L’autre montre la table de bricolage elle-même : des cocardes à trois étapes, des ronds de papier, des ciseaux, un bâton de colle et l’épingle à nourrice.
La page de la table de bricolage sert très bien d’échauffement : on la colorie, on parle de ce à quoi sert chaque objet, puis on fabrique la vraie cocarde.
Encore plus de drapeaux, de tulipes et de châteaux dans le catalogue :
Et si tu coloriais autre chose ?
Choisis ou tape une idée — s'ouvre dans un nouvel onglet.
Que faire de la cocarde après vendredi ?
Garde-la. La même rosette ressort le 15 mars, l’autre grande fête nationale, et d’ici là ton enfant voudra de nouveau discuter de l’ordre des couleurs. Glisse-la dans une enveloppe avec la date dessus, et range-la là où tu la retrouveras au printemps. Une cocarde en papier déjà portée deux fois, un peu cornée sur le bord, vaut plus aux yeux d’un enfant de six ans qu’une neuve.









Comment une page coloriée devient-elle une cocarde à porter ?