La tente est montée à seize heures. Le dîner n'arrive qu'à dix-huit. La forêt ne distribue pas d'emploi du temps, et quelque part dans ce creux, un enfant se laisse tomber dans la chaise de camping et annonce à tout le terrain qu'il s'ennuie.
C'est pour ce creux que cette collection existe. Une journée de camping suit son propre scénario, lentement : l'après-midi une fois le matériel rangé, le long crépuscule pendant que le feu baisse, le noir qui tombe tôt sous la tente, l'aube que personne n'avait demandée. Une pile de coloriages imprimés pèse moins lourd qu'un seul petit camion, et elle accompagne chaque scène.
L'après-midi où la tente se monte
Le montage, c'est le premier spectacle. Les sardines, les arceaux qui s'emboîtent, le sac à dos vidé sur la moitié de la table. Les enfants regardent tout. Puis ils se retrouvent sans mission bien avant les adultes. Place aux coloriages qui montrent exactement ce qu'ils ont sous les yeux : une tente entre les pins, un sac à dos chargé, un canoë tiré sur les galets.
Il y a un petit secret ici. Un dessin qui reflète le campement se colorie en observant. La tente sur le papier prend le même bleu que la vraie, dix pas plus loin. C'est une attention différente de celle de la table de cuisine. Les enfants y plongent vite.
Les heures du feu
Au camping, le crépuscule s'étire. Le feu réclame du bois, le repas avance par étapes, et il reste un moment où l'enfant n'a qu'un seul travail : tenir le bâton du marshmallow sans l'enflammer. Tant qu'il fait clair, les coloriages restent sur la table : feux de camp aux bûches empilées, marshmallows à moitié dorés, la tasse en émail que personne n'a le droit de perdre.
L'orange et le rouge partent en premier. Prends-en deux de chaque.
Quand la forêt change d'équipe
La nuit venue, le campement se réduit à un cercle de lumière de lanterne, et tout ce qui reste dehors devient plus sonore. Une chouette quelque part sur la pente. Une petite chose très sûre d'elle dans le tas de bois, presque toujours un raton laveur. Pour un enfant au fond du sac de couchage, c'est grisant ou terrifiant. Une lampe de poche et le dessin de l'animal exact qui fait ce bruit penchent du côté grisant.
Voici les coloriages pour l'intérieur de la tente : l'équipe de nuit de la forêt, et un ciel avec bien plus d'étoiles qu'à la maison.
Premières lueurs sur le lac
Sous une tente, les enfants se réveillent à six heures. Aucun camping n'y échappe. À cette heure-là, le terrain leur appartient : le lac lisse comme un miroir, la brume posée sur l'eau, un chevreuil à la lisière qui se demande si le matin est sûr. Un enfant silencieux avec sa planchette à pince sur le banc, c'est un échange honnête pour qu'un parent dorme jusqu'à sept heures.
Le papier déteste le camping. La rosée le trouve la nuit, la table colle dès le samedi, et le vent a son avis. Trois choses règlent tout : une planchette à pince, un sachet zippé pour les dessins finis, et des crayons de couleur plutôt que des crayons gras. Les crayons gras fondent en soupe dans une voiture chaude, les crayons de couleur s'en moquent.
Les heures avant d'arriver sont un problème à part, et pour celles-là il y a les coloriages de banquette arrière qui tiennent la route.
Envie d'explorer au-delà du campement ? Commence ici :
Et si tu coloriais autre chose ?
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Le paquet complet
Imprime la série la veille, glisse-la sous la pince, range les crayons, c'est prêt. Le voyage s'occupe du reste.


















Comment faire survivre le papier au camping